À distance du pouvoir — la souveraineté et la liste

Le 20 janvier 2026, à Davos, le premier ministre du Canada explique devant les dirigeants du monde entier que le vieux système est mort, que le Canada ne sera plus dépendant des États-Unis, que les puissances moyennes doivent bâtir leur autonomie stratégique, et que son pays prend le monde tel qu’il est, pas tel qu’il voudrait qu’il soit.

La salle applaudit. La phrase circule sur les fils de presse. Les journalistes la reprennent. Elle fait le tour.

Pendant ce temps, la liste existe.

La frontière se resserre, les admissions de résidents temporaires passent de 673 650 à 385 000 en un an, et un budget de 1,3 milliard est alloué à la sécurité frontalière — drones, hélicoptères, agents supplémentaires — le tout présenté au tsar des frontières de la Maison-Blanche, Tom Homan, quelques semaines après le discours.

Un pipeline revient sur la table, c’est Carney lui-même qui en propose la relance à Trump lors de leur rencontre à la Maison-Blanche en octobre, un mémorandum est signé avec l’Alberta en novembre, et le ministre de l’Environnement démissionne le jour même.

La liste ne discute pas. Elle s’exécute.

Les discours de souveraineté continuent de circuler. La liste, elle, continue.

Les deux viennent du même homme. Ce qui frappe n’est pas la contradiction — elle est visible. Ce qui frappe, c’est qu’elle ne dérange personne.

Le discours rassure. La liste décide.

C’est tout.

Thanks for reading Silent Guest- Hard truths. Quiet tone.! This post is public so feel free to share it.

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